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Sous-espace

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L'UNSC Infinity entrant en sous-espace.
«

Le sous-espace. Un temps hors du temps. Parfois plus rapide, parfois plus lent.

Enclin-À-Dériver schématisant le principe d'une bulle de sous-espace.[1]
»

Le sous-espace (Slipstream space ou Slipstream en VO, abrégé Slipspace[2][3][Note 1] ou slip[4]) connu aussi sous le nom d’espace Shaw-Fujikawa[5] (S-F space[6]) ou, plus vulgairement hyperespace[7][8][9][10][11], est un domaine multidimensionnel hypercompressé composé d'espaces alternatifs utilisé pour faire transiter vaisseaux et informations plus rapidement que la lumière.[12]

Lorsqu'un vaisseau passe dans le sous-espace à l'aide de son réacteur subspatial, on dit qu'il saute vers (jump) le sous-espace, ou qu'il créé une « rupture spatio-temporelle » (« slipspace rupture »),[13][14] ou qu'il effectue un « slip ».[15] Par opposition au sous-espace, on identifie l'espace de référence comme l’espace normal[16][17][Note 2] (normal space[16][18] ou realspace[17]). Il est dit qu'un vaisseau « rentre » vers l'espace normal lorsqu'il quitte le sous-espace (reentry)[19] ou qu'il « émerge » du sous-espace.[15]

Fonctionnement[modifier]

Le sous-espace consiste à effectuer une rupture au niveau quantique, permettant d'accéder à des univers parallèles au nôtre. Dans ces univers, les propriétés physiques de l'écoulement du temps sont légèrement différentes par rapport à l'espace normal. C'est en exploitant la différence d'écoulement du temps qu'il est possible de voyager plus vite que la lumière.

Pour prendre un exemple, partant d'un point A vers un point B, le temps pour atteindre B sera de x jours pour l'espace normal. Dans le cas d'un voyage en sous-espace, la distance entre A et B s'effectue par un passage du sous-espace, où le temps s'écoule plus rapidement. Ainsi, la distance vers B sera de y jours, avec y < x. Au final, si on calcule dans le référentiel de l'espace normal le temps entre A et B avec le voyage en sous-espace, on obtient une vitesse moyenne supérieure à celle de la lumière. Pour schématiser, on prend souvent l'exemple d'un « enchevêtrement » de notre plan de dimensions, prendre le classique « plat » utilisé pour représenter la gravité et le transformer en une boule de papier froissé, créant ainsi des dimensions supplémentaires et plus courtes entre les points d’espaces.

Une autre représentation possible est d'imaginer une série de sphères concentriques, dont la sphère extérieure serait l'espace normal et les sphères intérieures les différents niveaux de sous-espace. Lors d'un saut, un vaisseau « descend » sur la sphère de niveau inférieur de diamètre plus petit, ce qui réduit effectivement la distance à parcourir entre un point A et un point B. Plus les niveaux de sous-espace sont descendus, plus les sphères sont d'un petit diamètre et la distance réduite d'autant.

Le Solemn Penance entre en sous-espace au-dessus de la Nouvelle Mombasa.

Le sous-espace, dans une utilisation normale, ne peut provoquer d'effets secondaires relativistes[3] comme les retours dans le temps ou les paradoxes temporels. Les Forerunners conçurent néanmoins des appareils qui, mal utilisés, provoquèrent de telles anomalies. Ainsi, le deep-space artifact renvoya en 2004 une partie de l'IA Melissa.[20] Le cristal forerunner trouvé sous la montagne Ménachite sur Reach renvoya l'Ascendant Justice 11 jours en arrière, le 12 septembre 2552, lors d'une transition en sous-espace.[21]

Le portail créé durant l'activation d'un réacteur subspatial est par nature instable, qu'il mène vers le sous-espace ou qu'il en sorte. Plus la technologie utilisée est sommaire, plus la transition sera dangereuse.[12] Chaque rupture laisse des traces visibles sous la forme d'émissions anormales d'ondes électromagnétiques[Source manquante] et de rayons gamma.[2] Lorsqu'un vaisseau termine sa transition vers le sous-espace, l'espace normal retrouve violemment ses propriétés normales, comme une feuille de latex tirée à partir de son centre puis violemment relâchée.[22] Les dégâts faits à la Nouvelle Mombasa lors du saut du vaisseau du Prophète du Regret sont un exemple flagrant.[13] Les distorsions électromagnétiques provoquées par des sauts massifs de plusieurs centaines de vaisseaux peuvent se propager sur plus de 3 millions de kilomètres, provoquant des aurores boréales et autres phénomènes en rapport avec la magnétosphère des planètes locales, et créant des signaux facilement détectables.[23]

Une fois dans le sous-espace, le réacteur reste actif pour entourer le vaisseau d'une bulle d'espace normal protectrice.[12] Les ruptures vers le sous-espace peuvent englober plusieurs vaisseaux : il n'est pas rare qu'un vaisseau ne possédant pas de réacteur Shaw-Fujikawa s'amarre à un autre vaisseau en possédant un pour voyager dans le sous-espace.[24] Des ruptures de très grande taille comme celles ouvertes par le Mantle's Approach, les Gardiens ou un Halo peuvent permettre le passage de très nombreux objets et petits vaisseaux à proximité (comme des Lichs)[25][26][27] dans son « sillage » (« wake »). Le vaisseau traverse ensuite plusieurs couches de sous-espace grâce à des filaments quantiques jusqu'à atteindre le lieu géométrique (« locus ») qui forme l'intersection entre les dimensions du sous-espace et l'espace normal. Le calcul pour voyager au travers ses différentes couches est très complexe et requiert une puissance de calcul immense et bien souvent l'intervention d'une intelligence artificielle, ou bien d'une intuition surnaturelle. Ces choix de flux opportuns nécessaires à la navigation prédictive dans le sous-espace et l'estimation du temps de trajet sont étudiés dans le domaine de l'astronavigation appliquée au sous-espace.[12]

Ces calculs sont d'autant plus critiques qu'un voyage en sous-espace est rétrocausal : en physique classique un effet est précédé de sa cause, mais lors d'un voyage en sous-espace, la position finale de l'objet dans l'espace normal est déterminée avant que le voyage en sous-espace n'ait touché à sa fin, inversant l'ordre de la cause et de l'effet. Afin de respecter l'intrication cause-effet, le voyage doit donc nécessairement toucher à son terme, ce qui est représenté physiquement par une image fixe de la destination visible au bout du tunnel de sous-espace.[28] Aucun commentaire n'existe sur les violations de la rétrocausalité dues aux incidents de sortie non prévue du sous-espace ou des disparitions de vaisseaux dans le sous-espace.

Il est crucial lors des calculs d'astronavigation déterminant le point de sortie que celui-ci soit libre de toute masse solide. Si un objet sort du sous-espace à la même position qu'un autre objet de masse similaire dans l'espace normal, la matière concernée est convertie en énergie et provoque une explosion d'une puissance supérieure à une bombe thermonucléaire. Dans le cas où les deux objets sont de masses suffisamment différentes, un délai de quelques zeptosecondes est introduit, permettant le réalignement des états quantiques et la fusion des deux objets. Un vaisseau peut ainsi émerger du sous-espace et se retrouver fusionné à l'intérieur d'un vaisseau plus grand.[28]

Représentations[modifier]

En l'absence d'émission d'ondes visibles, le sous-espace est une étendue noire infinie,[29][4] où de rares débris et nuages gazeux provoquent de légers scintillements en interagissant avec la bulle d'espace normal protectrice générée par le réacteur.[12] Il a néanmoins été représenté visuellement d'autres manières : violet et parcouru de bulles et filaments colorés[30], blanc avec des nuances de bleu[31] ou comme un tunnel de lignes bleues-blanches autour du vaisseau.[32][33]

L'entrée vers l'espace normal est décrite comme l'apparition brutale des étoiles, et le remplacement du noir mat par une nuance de noir différente. Observer ces phénomènes est néanmoins rare au sein de la flotte, seule une partie du personnel ayant accès aux écrans d'observation extérieure, ou encore plus rarement à une vision externe directe via une verrière.[19] Les portails ont également connu une modification de leur aspect : dans Halo 2, ils ressemblent à des sphères blanches émettant des vagues violettes, dans Halo 3 à des cercles blancs violacé sur ses bords, le Portail étant une sphère noire aux bords et aux reflets bleu sombre, dans Halo 3 : ODST et Halo : Reach à une sphère noire aux reflets blancs et aux bords blancs violacé, dans Halo 4 à un cercle au centre noir et aux bords bleus spiralants et dans le Spartan Ops comme une spirale bleue et blanche parcourue d'éclairs ou un cercle noir aux bords bleu-blanc vaporeux. Dans Halo 2 : Anniversary, ils sont représentés par un nuage bleu et blanc palpitant. En plus des formes précitées, d'autres supports les ont représentés comme des sphères violettes,[34] des cercles blancs aux bords déchiquetés entourés d'éclairs bleus[35] ou comme des cercles bleus vaporeux.[30] Les portails des vaisseaux covenants d'après-guerre sont parfois de couleur verte.[36]

Rupture spatio-temporelle dans Halo 2 : Anniversary.

Vitesses[modifier]

Des « courants » et effets de variance temporelle créent des incohérences entre les distances dans le sous-espace et l'espace normal.[12] D'un point de vue topologique, le sous-espace est effectivement non-euclidien,[37] la distance entre deux points pouvant dépendre de la direction suivie, et même les routes le mieux connues et surveillées présentent des variations.[12] Un « voyage rationnel » est le chemin le plus rapide dans le sous-espace, qui nécessite d'identifier et suivre des « confluences », mais seuls les Forerunners disposent des technologies nécessaires pour suivre ces trajectoires en toute sûreté.[12][38] La vitesse d'un vaisseau dans le sous-espace dépend de la sophistication des technologies utilisées,[39] qui permettent d'identifier et exploiter des lieux géométriques plus avantageux et de tracer des routes plus efficaces : le Portail forerunner menant à la petite Arche en-dehors de la Voie lactée permettait un voyage de quelques mois, tandis que le trajet de la Terre vers Harvest, toutes deux au sein du bras d'Orion, prenait presque une année entière avec la technologie humaine.[12]

Quelques exemples de l'incohérence entre durée et distance de voyages subspatiaux :

Limites[modifier]

Malgré leur maîtrise du sous-espace, les Covenants sont incapables d'y utiliser leur armement à plasma.[40]

Certaines conditions gravitationnelles compliquent les sauts en sous-espace, en particulier les champs liés aux corps stellaires comme les planètes. Effectuer un saut depuis une atmosphère nécessite de prendre en compte et compenser les déformations induites, sans quoi le passage vers le sous-espace s'effondre prématurément.[39] La limite de distance où un vaisseau peut effectuer un saut sans problème est appelée « limite de la zone intérieure de sous-espace » (inner slipspace limit).[41] Par mesure de sécurité, les vaisseaux à proximité d'une planète effectuent leur saut sur un « Point d'entrée sécurisé en sous-espace », PESS (Safe Slipspace Entry Point, SSEP), où ils n'emporteront aucun débris ou objet en orbite avec eux dans le sous-espace.[2]

Il arrive parfois qu'une anomalie se produise lors d'un saut, due à la nature méconnue du fonctionnement du sous-espace. Ainsi, des vaisseaux ressortent très loin de leur vecteur d'origine, et parfois, certains disparaissent purement et simplement.[42] Ces disparitions peuvent également toucher des membres d'équipage pris dans une perturbation spatio-temporelle.[24]

La création d'une faille vers le sous-espace requiert des quantités colossales d'énergie, et plusieurs heures ou jours peuvent être nécessaires aux réacteurs des vaisseaux pour recharger les condensateurs dédiés.[43]

N'importe quel voyage en sous-espace provoque des dégâts locaux dans l'espace-temps, appelés tensions hyperspatiales,[44] brèches de causalité,[45] ou entrelacs (entanglements).[46] Cette pollution est générée durant le voyage, affecte l'espace normal au point de sortie,[38] et augmente avec la durée des voyages, s'accumulant avec les voyages simultanés et provoquant une résistance spatio-temporelle localisée perturbant les voyages subséquents, les communications et l'accès au Domaine,[45] voir détruisant les vaisseaux lors de leur retour dans l'espace normal à une certaine concentration.[38] Ce phénomène est appelé « dette de sous-espace » (reconciliation debt). Ces brèches se réparent, ou « guérissent », spontanément avec le temps, les répercussions dans l'arrière-plan quantique disparaissant dans un processus de « réconciliation ». Ces effets ne se font néanmoins ressentir qu'à de grandes échelles d'usage du sous-espace, comme sous l'Écoumène forerunner.[45]

Espaces exotiques[modifier]

Les Forerunners maîtrisaient une technologie assez avancée pour atteindre des espaces trop différents de l'espace normal pour être qualifiés de sous-espace. Certains d'entre eux s'appelaient espaces dégéographiques, ostraciques, géodétiques complexes, néovacuum ou la Lueur.[47]

En 2552, le cristal forerunner emmena l'Ascendant Justice abordé par l'UNSC et plusieurs autres vaisseaux covenants dans un espace exotique bleu aux dimensions chaotiques rendant impossible toute prévision de déplacement et de tirs.[40]

Applications[modifier]

Voyage[modifier]

L'application principale de ces possibilités est le voyage supraluminique, permettant de rallier plus rapidement des lieux très éloignés. Les voies spatiales utilisaient par exemple les différentes dimensions du sous-espace pour se déplacer encore plus rapidement entre deux mondes.[48] En cas d'accident mécanique du moteur, une « cessation de saut » (slip termination) se produit durant laquelle une rupture de sous-espace est créée dans le cœur du réacteur et s'effondre sur elle-même, résultant dans une expansion brève mais incontrôlable du sous-espace dans l'espace réel. Une telle réaction fut utilisée par les humains en 2552 lors de l'opération : UPPER CUT.[12]

Transmissions[modifier]

Les communications supraluminiques utilisent le wavespace, un domaine dimensionnel apparenté au sous-espace. Créer une connexion via le wavespace demande une très grande quantité d'énergie et des systèmes complexes et coûteux pour des transferts toujours limités en vitesse et en stabilité (la perte de paquets augmentant proportionnellement à la distance), mais la conversation en temps réel est possible par ce biais. Même le plus puissant émetteur-récepteur wavespace nécessite par ailleurs d'avoir une station relais ou de retransmission à proximité relative pour fonctionner.

Les Forerunners disposaient de technologies permettant d'exploiter le wavespace directement depuis le sous-espace, permettant aux vaisseaux en transit de communiquer avec l'espace normal.[12] L'UNSC parvint à exploiter le wavespace dans l'après-guerre, équipant ces systèmes sur leurs navettes militaires[49][50] et les vaisseaux comme l’UNSC Infinity, qui possède une liaison à seize canaux.[51] Avant ces découvertes et pour la majorité des cas dans l'après-guerre, les communications spatiales humaines directes sont limitées par la vitesse de la lumière.[52] Pour pallier cette limitation, les messages longue distance sont transportés dans des vaisseaux empruntant le sous-espaces[53] ou par des moyens exotiques comme le Slipspace COM launcher.

Préservation[modifier]

Certains mondes boucliers, comme le numéro 006 se trouvaient dans un sous-espace où, au contraire du procédé utilisé pour le voyage, le temps s'écoulait différentiellement plus lentement que dans l'espace normal, permettant de faire passer plus de temps à l'extérieur qu'à l'intérieur.

Médecine[modifier]

Les Forerunners avaient mis au point des capsules de sous-espace capables de transporter des corps dans des sous-espaces où ils restaient en stase. Cette méthode fut notamment utilisée par les Ingénieurs du monde bouclier d'Onyx pour maintenir la Team Katana en vie après leurs blessures.

Stockage d'IA[modifier]

Le docteur Halsey se posa la question de savoir quelles seraient les possibilités d'une IA pouvant évoluer librement dans le sous-espace. Selon elle, elles seraient alors libérées de toutes contraintes imposées par leur matrice et leurs réticulations devenant alors infinies, leur vitesse de traitement supraluminique.[54]

Halsey tenta de mettre sa théorie à l'épreuve en propulsant une IA dans la singularité du réacteur Shaw-Fujikawa de l'UNSC Tripping Light. La théorie fut validée, l'IA atteignant des niveaux de compréhension de l'univers jamais enregistrés avant que la connexion ne soit coupée. Halsey décida de détruire toute trace de l'expérience.[55]

Tactique militaire[modifier]

La maîtrise du sous-espace modifie considérablement l'approche d'un combat naval spatial, puisqu'elle ouvre des possibilités au-delà des trois dimensions classiques.

Les serviteurs-combattants forerunners fondaient leur tactique de la Sphère sur un complexe structure mathématique faisant intervenir multidimensions, vecteurs et scalaires pour créer une représentation schématique des possibilités tactiques s'offrant à eux. Ils pouvaient également utiliser des corps célestes pour détruire les vaisseaux sortant du sous-espace, en superposant les deux objets,[56] créer des angles d'attaques improbables ou provoquer des résistances quantiques locales pour ralentir les renforts ennemis.[57]

Les Covenants savent provoquer une explosion de très grande ampleur en chargeant les systèmes extérieurs de leurs vaisseaux avec les particules atmosphériques d'une planète, puis en effectuant un saut en sous-espace.[58]


Maîtrise[modifier]

Humains[modifier]

Avant et pendant la guerre[modifier]

Les humains ont découvert les propriétés du sous-espace en 2291 grâce aux travaux de Tobias Shaw et Wallace Fujikawa. Les premiers réacteurs Shaw-Fujikawa permirent à l'humanité de quitter leur système solaire natal et conquérir le bras d'Orion.

La maîtrise des humains est encore imparfaite à cause de leur manque de connaissance de la physique du sous-espace : un voyage court dure jusqu'à deux mois, et un long six mois ou plus.[3] Il s'agit aussi d'une méthode très rudimentaire consistant à « pousser » dans le sous-espace à un niveau d'énergie précis. Ces réacteurs consomment de grandes quantités d'énergies et produisent d'importantes radiations mais nécessite aussi un réalignement périodique des ses composants internes.[12] En 2524, un saut entre deux planètes d'un même système était estimé à environ une heure, quelques mois entre deux systèmes séparés de plusieurs années-lumière, et un an pour parcourir l'espace contrôlé d'un bout à l'autre.[2] Les vaisseaux exécutant des voyages longs sont équipés de matériel cryogénique pour ralentir le vieillissement de l'équipage. La présence d'une IA capable de veiller sur le vaisseau est alors indispensable, mais la présence d'une telle entité est également obligatoire pour effectuer les complexes calculs liés au passage dans le sous-espace.

L'UNSC Infinity et sa flotte entrant en sous-espace.

De plus, la précision lors de la sortie du sous-espace comporte une marge temporelle, ainsi qu'une marge spatiale pouvant être de plusieurs milliers de kilomètres, voir des millions, ce qui oblige à sortir de sous-espace à bonne distance de tout élément de l'espace normal au risque d'apparaître dans une étoile ou une planète.[Source manquante] Les calculs impliqués dans l'établissement de trajectoires sont des paramètres multivariables appelés Shaw-Fujikawa manifold collapse (contraction de variété Shaw-Fujikawa), impliquant des calculs multidimensionnels dans de multiples dimensions. Ces calculs peuvent être réalisés à la main, mais il est plus sûr et plus rapide de les faire réaliser par une IA pour éviter des imprécisions pouvant mener à des marges d'erreurs drastiques.[59] Les variations temporelles se trouvent entre 5 et 10 %. Les raisons de cette imprécision sont mal comprises, mais il est théorisé qu'elle est due à des fluctuations dans le sous-espace. Ces imprécisions rendent les attaques coordonnées très hasardeuses.[3] Il est nécessaire, sur de très longues distances, de ponctuer le voyage de retours dans l'espace normal afin de corriger la trajectoire.[Source manquante] Tandis que les vaisseaux militaires utilisent des IA pour les calculs et l'utilisation des réacteurs Shaw-Fujikawa, les vaisseaux civils utilisent des routes déjà planifiées et avec des chemins en sous-espace déjà calculés pour éviter d'endommager les propulseurs.[12]

Pour minimiser les risques liés à l'instabilité du sous-espace, les vaisseaux sortants émettent un rapport utilisé par les autres vaisseaux pour déterminer la sûreté d'un point d'entrée. L'UNSC Department of Commercial Shipping utilise également des sondes à cet effet. Malgré tout, des erreurs dans ces prédictions peuvent forcer un vaisseau venant d'entrer en sous-espace de le quitter immédiatement à cause de conditions trop dangereuses pouvant mener à la disparition complète du vaisseau.[24] Le plutonium provoque un effet Vavilov-Tcherenkov lors du retour en espace normal qui rend impossible le déplacement furtif d'explosifs nucléaires.[18]

Durant la guerre contre les Covenants, les voies les plus empruntées étaient le Point de saut interstellaire supérieur d'Epsilon Eridani en premier, puis s'échangeant mutuellement les places de deuxième et troisième le PSI inférieur d'Epsilon Eridani et le PSI supérieur de Sol.[6]

Technologie d'après-guerre[modifier]

Dans l'après-guerre, les technologies récupérées par l'ONI au cours de la guerre permirent de concevoir des réacteurs plus efficaces dont fut notamment équipé l'UNSC Port Stanley[60]. L'UNSC Infinity est équipé d'une technologie encore supérieure issue des vaisseaux trouvés dans le monde bouclier 006[61], réduisant la déviation temporelle à moins d'une seconde et la déviation spatiale à moins d'un kilomètre.[62] La communication instantanée entre espace normal et sous-espace est également possible,[41] une technologie encore inconnue des Covenants.[63]

En mars 2555, l'UNSC commençait les tests sur des prototypes de réacteurs proches de l'architecture Forerunner, et utilisant notamment des cristaux.[64]

Effets physiologiques[modifier]

Le manque de maîtrise du voyage subspatial par les humains avant et pendant la guerre Humain contre Covenant fait que le saut provoque des sensations particulières, à l'entrée et à la sortie du sous-espace. Comme le mal de mer, certaines personnes sont plus touchées que d'autres, la sédation étant autorisée pour les personnes les plus touchées.[4] Les armures Mjolnir ne réduisent pas ces effets.[65] La taille du vaisseau a une incidence sur l'intensité de la sensation : dans un vaisseau de 50 mètres, comme un classe Calypso, les passagers ont l'impression que leurs organes ont été retirés, puis replacés violemment dans leur corps.[66] Durant le voyage, les perturbations spatio-temporelles peuvent également avoir des impacts sur le corps, de simples nausées aux accidents vasculaires cérébraux. Les retours d'urgence sont particulièrement dangereux pour la santé de l'équipage,[24][67] mais les entrées trop rapides ne provoquent que des nausées.[68] Comme le mal de mer, des traitements médicamenteux permettent d'atténuer ou supprimer ces effets.[69] Le gingembre s'avère efficace contre les nausées.[70][71]

Ces effets sont considérablement amoindris avec l'apparition de réacteurs intégrant des technologies forerunner. À bord de l'UNSC Port Stanley, Serin Osman décrit cette sensation comme un non-bruit compressant son cerveau, puis la sensation de tomber en tourbillonnant avant de s'arrêter brutalement,[4] alors que Malcolm Geffen ne ressent qu'un léger vertige à la sortie.[19] Dans un Condor, Edward Buck décrit la brève sensation de traverser une immense toile d'araignée.[65]

Covenants[modifier]

Tirée de la technologie forerunner, les Covenants possèdent une maîtrise pointue du sous-espace, qui leur permet de maîtriser plus efficacement le sous-espace en allant dans des dimensions plus profondes du sous-espace avec leurs borers (« perceurs »),[12] et ainsi de se déplacer beaucoup plus rapidement que les humains, ce qui leur permet de se passer d'appareils cryogéniques. De plus, leur précision à la sortie du sous-espace est atomique,[39] leur permettant de réaliser des sauts à l'intérieur d'un même système stellaire,[72] et ils ne semblent pas être affectés physiologiquement par le passage.[Source manquante] À la sortie du sous-espace, un vaisseau covenant laisse une matrice de transition derrière elle.[73]

La haute technologie de ces réacteurs rend l'astronavigation covenante très précise sur les routes connues, mais leur refus d'utiliser des IA leur interdit tout calcul de correction de trajectoire, rendant l'exploration de nouvelles routes dangereuse : les commandants de vaisseau doivent alors recourir à de courts sauts pour documenter la praticabilité de la route et minimiser le risque d'erreurs fatales d'astrogation.[12]

Le Solemn Penance effectuant un saut en sous-espace intratmosphérique.

Forerunners[modifier]

Encore plus développée que celle des Covenants, la maîtrise des Forerunners était telle qu'ils pouvaient voyager de manière quasi-instantanée d'un bout à l'autre de la galaxie, maintenir des portails ouverts sur de très longues durées, pouvant être empruntés par des individus, des vaisseaux[Source manquante] ou des constructions massives comme les Halos,[74] et leur faire prendre des tailles gigantesques : le meilleur exemple est celui du Portail,[75] qui parvint à déplacer une flotte massive jusque dans l'espace intergalactique en un mois.[64] Les portails possédaient également un système de filtrage pour les débris, leur bloquant le retour dans l'espace normal.[Source manquante] Malgré tout, certains vaisseaux comme le Mantle's Approach nécessitaient un bouclier pour traverser le sous-espace.[32] Les Forerunners antiques employaient des miroirs de probabilité pour les déplacements massifs.[46] Les propulseurs utilisaient des cristaux de sous-espace qui modéraient les effets temporels et spatiaux. Ces cristaux n'étaient cependant pas bien compris par les Forerunners et ne furent jamais répliqués.[12]

La dette de sous-espace était un facteur limitant pour les Forerunners, potentiellement expliquée par leur conception de l'espace-temps comme un organisme à part entière.[76] Le voyage de l'Audacity, un petit vaisseau, sur 160 000 années-lumière entre la Voie lactée et Path Kethona, en quelques sauts et avec de courtes pauses, suffit à créer une résistance ralentissant considérablement, voir bloquant totalement, les voyages en sous-espace dans tout l'Écoumène forerunner pendant un an. Les résistances spatio-temporelles étaient réputées comme dangereuses, la réalité formant un caillot autour des vaisseaux dépassant la vitesse de leur existence.[45] De même, le déplacement d'un Halo ancien, de part sa taille et sa masse, peut causer un ralentissement du trafic dans l'ensemble d'une galaxie, et créer une distorsion persistante dans le champ magnétique du système où il émerge du sous-espace.[47]

H3-Portail 01.jpg

On peut également relever que la technologie forerunner autorisait l'accès à des dimensions très spécifiques qui n'étaient plus des sous-espaces, mais des espaces entièrement nouveaux, tels les espaces dégéographiques, ostraciques, géodétiques complexes, le néovacuum ou la Lueur.[47] Des artefacts contemporains capables de modifier profondément les caractéristiques d'un voyage, tels le cristal forerunner ou le deep-space artifact, sont des applications directes, bien qu'incontrôlées, de cette technologie.

Précurseurs[modifier]

Les technologies utilisées par les Précurseurs étaient supérieures à celles des Forerunners puisqu'ils étaient capables de voyager couramment entre les galaxies.[77] Leur technique était appelé flux supraluminique (superluminal passage) et dégageait une aura violette.[78] Afin de faciliter cette méthode de voyage, l'espace-temps était déformé par les Précurseurs, entraînant des phénomènes comme la modification des flux magnétiques galactiques.[79]

Dans les dernières années de la guerre Forerunner contre Parasite, les Parasites exploitèrent des technologies inconnues de leur ennemi, probablement d'origine précurseure. Celles-ci permettaient l'ouverture d'un très grand nombre de portails, ainsi que la perturbation du sous-espace comme arme contre l'ennemi. Des vaisseaux sortant du sous-espace pouvaient ainsi être détruits par des échecs critiques de réconciliation[80], subir des mutations causales (causality mutation) ou rester bloqués entre l'univers/continuum normal et des univers/continuum incomplets lors d'un saut, ou empêcher l'ouverture de portails sous-spatiaux.[81]

Néanmoins, les techniques utilisées rendaient la sortie du sous-espace très lente, les vaisseaux se matérialisant lentement en perdant des résidus de multivers (emergence field), les rendant vulnérables aux interférences physiques avec leurs fonctions de réajustement (collapsing function) et les forçant à abandonner le transit, se repositionner ou à se matérialiser dans un autre objet. Les transmissions médullaires exploitées par les Forerunners pour détecter l'arrivée des vaisseaux sont peut-être une autre de ces vulnérabilités.[56]

Galerie[modifier]

Notes[modifier]

  1. Slipspace est utilisé en français dans les épisodes de Halo Legends, Le paquet, L'exception et Retour au pays.
  2. Traduit par espace conventionnel dans Halo : Les Fantômes d'Onyx (prologue).

Sources[modifier]

  1. Halo : Le Baptême du feu, ch. 8
  2. 2,0 2,1 2,2 et 2,3 Halo : Contact Harvest, ch. 1
  3. 3,0 3,1 3,2 et 3,3 Xbox.com - The Halo Timeline (archive)
  4. 4,0 4,1 4,2 et 4,3 Halo : Les Mondes de verre, ch. 3
  5. Halo : La Chute de Reach, ch. 16, p. 200 (2013)
  6. 6,0 et 6,1 CAA Factbook, Reach
  7. Halo : La Chute de Reach, Prologue, p. 23 (2013)
  8. Halo Wars, niveau Signal d'Anders
  9. Halo Wars, Chronologie
  10. Halo 3 : ODST, niveaux Réserve de l'Élévateur & Station Kikowani
  11. Halo : La Chute de Reach, Addenda (message de Berlin M. Tursk à Lucius R. Jiron)
  12. 12,00 12,01 12,02 12,03 12,04 12,05 12,06 12,07 12,08 12,09 12,10 12,11 12,12 12,13 12,14 et 12,15 Halo Warfleet, p. 10-11
  13. 13,0 et 13,1 Halo 2, niveau Métropole
  14. Halo 3 : ODST, niveau Attention au largage !
  15. 15,0 et 15,1 Halo : Bad Blood, ch. 3
  16. 16,0 et 16,1 Halo : La Chute de Reach, ch. 1
  17. 17,0 et 17,1 Halo : Les Mondes de verre, Prologue
  18. 18,0 et 18,1 Halo : Les Fantômes d'Onyx, Prologue
  19. 19,0 19,1 et 19,2 Halo : Les Mondes de verre, ch. 4
  20. Ilovebees
  21. Halo : Opération First Strike, ch. 27
  22. Halo Story Pages - Joe Staten Interview, August 2006
  23. Halo : Evolutions, The Impossible Life and the Possible Death of Preston J. Cole, Section 7
  24. 24,0 24,1 24,2 et 24,3 Halo : Contact Harvest, ch. 11
  25. Halo 4, niveaux Arrêt & Recomposeur
  26. Halo 5 : Guardians, Genesis
  27. Chronique:Canon Fodder - Shippin' Out
  28. 28,0 et 28,1 Halo : Divine Wind, ch. 2
  29. Halo : La Chute de Reach, ch. 1
  30. 30,0 et 30,1 Halo Wars : Genesis
  31. Halo : Escalation, n°1
  32. 32,0 et 32,1 Halo 4, niveau Midnight
  33. Halo : Nightfall, ép. 2
  34. Halo Legends, Le paquet
  35. Halo : Escalation, n°4
  36. Halo : Escalation, n°7
  37. Catalog (Waypoint), post2969317
  38. 38,0 38,1 et 38,2 Halo Warfleet, p. 92
  39. 39,0 39,1 et 39,2 Halo : Opération First Strike, ch. 9
  40. 40,0 et 40,1 Halo : Opération First Strike, ch. 23
  41. 41,0 et 41,1 Halo : Dictata mortels, ch. 7
  42. Halo Encyclopedia, p. 213 (2009), p. 223 (2011)
  43. Halo Warfleet, p. 14
  44. Halo Warfleet, p. 87
  45. 45,0 45,1 45,2 et 45,3 Halo : Silentium, ch. 4
  46. 46,0 et 46,1 Halo : Silentium, ch. 8
  47. 47,0 47,1 et 47,2 Halo : Cryptum, ch. 10
  48. Halo Warfleet, p. 8
  49. Halo : Le Baptême du feu, ch. 13
  50. Halo : Bad Blood, ch. 16
  51. Halo Mythos, p. 132-133
  52. Halo : Last Light, ch. 24
  53. Halo : Contact Harvest, ch. 1
  54. Journal personnel du Dr Halsey, 25 décembre 2534
  55. Journal personnel du Dr Halsey, 4 septembre 2547
  56. 56,0 et 56,1 Halo : Silentium, ch. 25
  57. Halo : Primordium, ch. 21
  58. Halo : Rise of Atriox, no4
  59. Halo : Evolutions, The Impossible Life and the Possible Death of Preston J. Cole, Section 2
  60. Halo : Les Mondes de verre, 2
  61. Halo : Les Mondes de verre, 17
  62. Halo : Le Baptême du feu, ch. 10
  63. Halo : Shadow of Intent, part. 5
  64. 64,0 et 64,1 Halo : Hunters in the Dark, ch. 2
  65. 65,0 et 65,1 Halo : Bad Blood, ch. 1
  66. Halo : Dictata mortels, ch. 6
  67. Halo : Evolutions, Dirt
  68. Halo : Contact Harvest, Épilogue
  69. Halo : Dictata mortels, ch. 8
  70. Halo : Les Mondes de verre, ch. 3, p. 105 & 106 (2015)
  71. Halo : Dictata mortels, ch. 8, p. 292 (2015)
  72. Halo : La Chute de Reach, ch. 12
  73. Halo : Les Fantômes d'Onyx, ch. 31
  74. Halo : Cryptum, ch. 24
  75. Halo 3
  76. Halo : Silentium, ch. 7
  77. Bestiaire
  78. Halo : Silentium, ch. 26
  79. Halo : Silentium, ch. 27
  80. Halo : Silentium, ch. 18
  81. Halo : Silentium, ch. 19