Sous-espace

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Le sous-espace. Un temps hors du temps. Parfois plus rapide, parfois plus lent.

Prone to Drift schématisant le principe d'une bulle de sous-espace[1]
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Le sous-espace (Slipstream space en VO, abrégé Slipspace[2] ou slip[3]) connu aussi sous le nom d’espace Shaw-Fujikawa[4] ou, plus vulgairement hyperespace[5][6][7], est le terme utilisé pour désigner une technique permettant de voyager plus rapidement que la lumière, en exploitant les propriétés des espaces parallèles, les sous-espaces.

Lorsqu'un vaisseau passe dans le sous-espace, on dit qu'il saute vers le sous-espace, et créé une rupture spatio-temporelle. Par opposition au sous-espace, on identifie l'espace de référence comme l’espace conventionnel[8] (normal space[8] ou realspace[9]). Il est dit qu'un vaisseau rentre vers l'espace normal lorsqu'il quitte le sous-espace (reentry).[10]


Fonctionnement

Le sous-espace consiste à effectuer une rupture au niveau quantique, permettant d'accéder à des univers parallèles au notre. Dans ces univers, les propriétés physiques de l'écoulement du temps sont légèrement différentes par rapport à l'espace normal. C'est en exploitant la différence d'écoulement du temps qu'il est possible de voyager plus vite que la lumière.

Pour prendre un exemple, partant d'un point A vers un point B, le temps pour atteindre B sera de x jours pour l'espace normal. Dans le cas d'un voyage en sous-espace, la distance entre A et B s'effectue par un passage du sous-espace, où le temps s'écoule plus rapidement. Ainsi, la distance vers B sera de y jours, avec y<x. Au final, si on calcule dans le référentiel de l'espace normal le temps entre A et B avec le voyage en sous-espace, on obtient une vitesse moyenne supérieure à celle de la lumière. Pour schématiser, on prend souvent l'exemple d'un « enchevêtrement » de notre plan de dimensions, prendre le classique "plat" utilisé pour représenter la gravité et le transformer en une boule de papier froissé, créant ainsi des dimensions supplémentaires et plus courtes entre les points d’espaces.

Une autre représentation possible est d'imaginer une série de sphères concentriques, dont la sphère extérieure serait l'espace normal et les sphères intérieures les différents niveaux de sous-espace. Lors d'un saut, un vaisseau « descend » sur la sphère de niveau inférieur de diamètre plus petit, ce qui réduit effectivement la distance à parcourir entre un point A et un point B. Plus les niveaux de sous-espace sont descendus, plus les sphères sont d'un petit diamètre et la distance réduite d'autant.



Plus le nombre de dimensions traversée est grand, plus le gain de temps est grand. De plus, si notre univers est estimé à 4 dimensions, certains sous-espaces en possèdent bien plus (Cortana maîtrise un sous-espace à 11 dimensions). Notons que le sous-espace, dans une utilisation normale, ne peut provoquer de retours dans le temps et de paradoxes temporels. Les Forerunners conçurent néanmoins des appareils qui, mal utilisés, provoquèrent de telles anomalies. Ainsi, le deep-space artifact renvoya en 2004 une partie de l'IA Melissa, ainsi que la station Nassau.

Il est également à noter que chaque rupture laisse des traces visibles sous la forme d'émissions anormales d'ondes électromagnétiques[Source manquante] et de rayons gamma[2], et que l'énergie dégagée lors du processus est très destructrice. C'est pourquoi tout saut effectué en atmosphère peut avoir des effets dévastateurs. Les dégâts faits à la Nouvelle Mombasa lors du saut du vaisseau du Prophète du Regret est un exemple flagrant.

Les ruptures vers le sous-espace peuvent englober plusieurs vaisseaux : il n'est pas rare qu'un vaisseau ne possédant pas de réacteur Shaw-Fujikawa s'amarre à un autre vaisseau en possédant un pour voyager dans le sous-espace.[11] Des ruptures de très grande taille comme celles ouvertes par le Mantle's Approach peuvent permettre le passage de très nombreux petits vaisseaux à ses côtés (comme des Lichs).[12]


Le sous-espace a été décrit et représenté de multiples manières : d'abord comme n'émettant aucune onde visible et donc entièrement noir,[13][3] violet et parcouru de bulles et filaments colorés[14], blanc avec des nuances de bleu[15] et plus récemment comme un tunnel de lignes bleues-blanches autour du vaisseau.[16][17] L'entrée vers l'espace normal est décrit comme l'apparition brutale des étoiles, et le remplacement du noir spatial par une nuance de noir différente. Observer ces phénomènes est néanmoins rare au sein de la flotte, seule une partie du personnel ayant accès aux écrans d'observation extérieure, ou encore plus rarement à une vision externe directe via une verrière.[10]

Les portails ont également connus une modification de leur aspect : dans Halo 2, ils ressemblent à des sphères blanches émettant des vagues violettes, dans Halo 3 à des cercles blancs violacés sur ses bords, le Portail étant une sphère noire aux bords et aux reflets bleu sombre, dans Halo 3 : ODST et Halo : Reach à une sphère noire aux reflets blancs et aux bords blancs violacés, dans Halo 4 à un cercle au centre noir et aux bords bleus spiralants et dans le Spartan Ops comme une spirale bleue et blanche parcourue d'éclairs ou un cercle noir aux bords bleu-blanc vaporeux. Dans Halo 2 : Anniversary, ils sont représentés par un nuage bleu et blanc palpitant. En plus des formes précitées, d'autres supports les ont représenté comme des sphères violettes,[18] des cercles blancs aux bords déchiquetés entourés d'éclairs bleus[19] ou comme des cercles bleus vaporeux.[14] Les portails des vaisseaux Covenants d'après-guerre sont parfois de couleur verte.[20]


Limites

Malgré leur maîtrise du sous-espace, les Covenants sont incapables d'y utiliser leur armement à plasma.[21]

Certaines conditions gravitationnelles compliquent les sauts en sous-espace, en particuliers les champs liés aux corps stellaires comme les planètes. Effectuer un saut depuis une atmosphère nécessite de prendre en compte et compenser les déformations induites, sans quoi le passage vers le sous-espace s'effondre prématurément.[22] La limite de distance où un vaisseau peut effectuer un saut sans problème est appelée « limite interne de sous-espace » (inner slipspace limit).[23] Par mesure de sécurité, les vaisseaux à proximité d'une planète effectuent leur saut sur un SSEP (Safe Slipspace Entry Point, Point d'entrée sûr en sous-espace), où ils n'emporteront aucun débris ou objet en orbite avec eux dans le sous-espace.[2]

Il arrive parfois qu'une anomalie se produise lors d'un saut, due à la nature méconnue du fonctionnement du sous-espace. Ainsi, il arrive que des vaisseaux ressortent très loin de leur vecteur d'origine, et parfois, certains disparaissent purement et simplement.[24] Ces disparitions peuvent également toucher des membres d'équipage pris dans une perturbation spatio-temporelle.[11]

Cette imprécision, réduite avec la progression technologique, oblige à revenir régulièrement dans l'espace normal pour corriger la trajectoire, et prévoir des marges, spatiales notamment, conséquentes.


Espaces exotiques

Les Forerunners maîtrisaient une technologie assez avancée pour atteindre des espaces trop différents de l'espace normal pour être qualifiés de sous-espace. Certains d'entre eux s'appelaient espaces dégéographiques, ostraciques, géodétiques complexes, néovacuum ou La Lueur.[25]

En 2552, le cristal Forerunner emmena l'Ascendant Justice abordé par l'UNSC et plusieurs autres vaisseaux Covenants dans un espace exotique bleu aux dimensions chaotiques rendant impossible toute prévision de déplacement et de tirs.[21]


Applications

Voyage

L'application principale de ces possibilités est naturellement le voyage supraluminique, permettant de rallier plus rapidement des lieux très éloignés.

Préservation

Certains mondes boucliers, comme le numéro 006 se trouvaient dans un sous-espace où, au contraire du procédé utilisé pour le voyage, le temps s'écoulait différentiellement plus lentement que dans l'espace normal, permettant de faire passer plus de temps à l'extérieur qu'à l'intérieur.

Médecine

Les Forerunners avaient mis au point des capsules de sous-espace capables de transporter des corps dans des sous-espace où ils restaient en stase. Cette méthode fut notamment utilisée par les Ingénieurs du monde bouclier d'Onyx pour maintenir la Team Katana en vie après leurs blessures.

Stockage d'IA

Le docteur Halsey se posa la question de savoir quelles seraient les possibilités d'une IA pouvant évoluer librement dans le sous-espace. Selon elle, elles seraient alors libérées de toutes contraintes imposées par leur matrice et leurs réticulations devenant alors infinies, leur vitesse de traitement supraluminique.

Néanmoins, tout cela reste au stade de théorie, les humains n'ayant pas une maîtrise suffisante du sous-espace.


Maîtrise

Humains

Les humains ont découvert les propriétés du sous-espace en 2291 par Tobias Fleming Shaw et Wallace Fujikawa. Les premiers réacteurs Shaw-Fujikawa permirent à l'humanité de quitter leur système solaire natal et conquérir la galaxie.

La maîtrise des humains est encore imparfaite à cause de leur manque de connaissance de la physique du sous-espace : un voyage en sous-espace peut durer quelques jours à quelques mois pour des sauts courts, et de six mois à plus pour des sauts longs.[Source manquante] En 2524, un saut entre deux planètes d'un même système était estimé à environ une heure, quelques mois entre deux systèmes séparés de plusieurs années-lumières, et un an pour parcourir l'espace contrôlé d'un bout à l'autre.[2] Les vaisseaux exécutant des voyages longs sont équipés de matériel cryogénique pour ralentir le vieillissement de l'équipage. La présence d'une IA capable de veiller sur le vaisseau est alors indispensable, mais la présence d'une telle entité est également obligatoire pour effectuer les complexes calculs liés au passage dans le sous-espace.

L'UNSC Infinity et sa flotte entrant en sous-espace.

De plus, la précision lors de la sortie du sous-espace comporte une marge temporelle, ainsi qu'une marge spatiale pouvant être de de plusieurs milliers de kilomètres, voir des millions, ce qui oblige à sortir de sous-espace à bonne distance de tout élément de l'espace normal au risque d'apparaître dans une étoile ou une planète. Il est nécessaire, sur de très longues distances, de ponctuer le voyage de retours dans l'espace normal afin de corriger la trajectoire.[Source manquante] Pour minimiser les risques liés à l'instabilité du sous-espace, les vaisseaux sortant émettent un rapport utilisé par les autres vaisseaux pour déterminer la sûreté d'un point d'entrée. L'UNSC Department of Commercial Shipping utilise également des sondes à cet effet. Malgré tout, des erreurs dans ces prédictions peuvent forcer un vaisseau venant d'entrer en sous-espace de le quitter immédiatement à cause de conditions trop dangereuses pouvant mener à la disparition complète du vaisseau.[11] Le plutonium provoque un effet Vavilov-Tcherenkov lors du retour en espace normal qui rend impossible le déplacement furtif d'explosifs nucléaires.[8]


Durant la guerre contre les Covenants, les voies les plus empruntées étaient le Point de Saut Interstellaire Supérieur d'Epsilon Eridani en premier, puis s'échangeant mutuellement les places de deuxième et troisième le PSI Inférieur d'Epsilon Eridani et le PSI Supérieur de Sol.[26]

Technologie d'après-guerre

Dans l'après-guerre, les technologies récupérées par l'ONI au cours de la guerre permirent de concevoir des réacteurs plus efficaces dont fut notamment équipé l'UNSC Port Stanley[27]. L'UNSC Infinity est équipé d'une technologie encore supérieure issue des vaisseaux trouvés dans le monde bouclier 006[28], réduisant la déviation temporelle à moins d'une seconde et la déviation spatiale à moins d'un kilomètre.[29] La communication instantanée entre espace normal et sous-espace est également possible.[23]

En mars 2555, l'UNSC commençait les tests sur des prototypes de réacteurs proches de l'architecture Forerunner, et utilisant notamment des cristaux.[30]

Effets physiologiques

Le manque de maîtrise du voyage subspatial par les humains fait que le saut provoque des sensations particulières, à l'entrée et à la sortie du sous-espace. Comme le mal de mer, certaines personnes sont plus touchées que d'autres, la sédation étant autorisée pour les personnes les plus touchées. Serin Osman décrit cette sensation comme un non-bruit compressant son cerveau, puis la sensation de tomber en tourbillonnant avant de s'arrêter brutalement,[3] alors que Malcolm Geffen ne ressent qu'un léger vertige à la sortie.[10] La taille du vaisseau a une incidence sur l'intensité de la sensation : dans un vaisseau de 50 mètre, comme un classe Calypso, les passagers ont l'impression que leurs organes ont été retirés, puis replacés violemment dans leur corps.[31] Durant le voyage, les perturbations spatio-temporelles peuvent également avoir des impacts sur le corps, de simples nausées aux accidents vasculaires cérébraux. Les retours d'urgence sont particulièrement dangereux pour la santé de l'équipage,[11][32] mais les entrées trop rapides ne provoquent que des nausées.[33] Cependant, ce domaine multi-dimensionnel est volatils et ses tourbillons temporels sont dans un état de flux constant: si un être humain entre contact avec l'une de ces perturbations, l'effet peut allez d'un simple haut-le-cœur à une crise cardiaque.

Covenants

Tirés de la technologie Forerunner, les Covenants possèdent une maîtrise pointue du sous-espace, qui leur permet de maîtriser un nombre important de sous-espace, et ainsi de se déplacer beaucoup plus rapidement que les humains, ce qui leur permet de se passer d'appareils cryogéniques. De plus, leur précision à la sortie du sous-espace est quasi-atomique et ils ne semblent pas être affectés physiologiquement par le passage.

Le Solemn Penance effectuant un saut en sous-espace intratmosphérique.

Forerunners

Encore plus développée que celle des Covenants, la maîtrise des Forerunners était telle qu'ils pouvaient voyager de manière quasi-instantanée d'un bout à l'autre de la galaxie, maintenir des portails ouverts sur de très longues durées, pouvant être empruntés par des individus et non seulement par des vaisseaux et leur faire prendre des tailles gigantesques : le meilleur exemple est celui du Portail,[34] qui parvint à déplacer une flotte massive jusque dans l'espace intergalactique en un mois.[30] Les portails possédaient également un système de filtrage pour les débris, leur bloquant le retour dans l'espace normal.[Source manquante]

Malgré tout, certains vaisseaux comme le Mantle's Approach nécessitaient un bouclier pour traverser le sous-espace.[16]

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On peut également relever que la technologie Forerunner autorisait l'accès à des dimensions très spécifiques qui n'étaient plus des sous-espaces, mais des espaces entièrement nouveaux, tels les espaces dégéographiques, ostraciques, géodétiques complexes, le néovacuum ou La Lueur.[25] Cette maîtrise reposait sur des cristaux particuliers, également utilisés pour décorer l'intérieur des vaisseaux avec un grand nombres de petits fragments.[35] Des artefacts contemporains capables de modifier profondément les caractéristiques d'un voyage, tels le cristal Forerunner ou le deep-space artifact, sont des applications directes de cette technologie.


Galerie


Sources